L'asset manager d'un monde qui change
BNP PARIBAS ASSET MANAGEMENT - Strategie Epargne 1400x300
  • Home
  • L’envolée des prix des actifs désormais dans la ligne de mire des « faucons » ?

L’envolée des prix des actifs désormais dans la ligne de mire des « faucons » ?

Commentaire de marché, Synthèse hebdomadaire, Vues et tendances globales

 

Retour sur le devant de la scène des banques centrales ; essoufflement des actions

Veuillez noter que le présent article peut contenir du langage technique. Pour cette raison, il n’est pas conseillé aux lecteurs qui ne disposent pas d’une expérience professionnelle de l’investissement.

SYNTHÈSE

  • Les banquiers centraux ont-ils détourné leur regard de l’inflation (IPC) pour se concentrer sur les prix des actifs ?
  • Allocation d’actifs : l’immobilier américain recèle un potentiel de hausse

Au cours de la semaine écoulée, les marchés d’actions ont marqué le pas, les principaux indices abandonnant leurs niveaux historiquement élevés. Les propos du président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, et du gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, lors du forum de la BCE à Sintra au Portugal, n’ont pas laissé les investisseurs sans réaction. Ces derniers ont, selon nous, (sur)interprétés la clarté de Mario Draghi sur un possible ajustement de la politique monétaire accommodante de la BCE comme un tournant « restrictif », ce qui a provoqué des dégagements des obligations et des actions. Néanmoins, la volatilité sur les marchés reste très basse. La toile de fond économique a été plus positive, avec une remontée de l’inflation sous-jacente en Europe et un indice du climat des affaires en Allemagne à un plus-haut historique (voir graphiques). Outre-Atlantique, la croissance du PIB américain au premier trimestre a été révisée en légère hausse à 1,4 %.

LA FONCTION DE RÉACTION DES BANQUES CENTRALES A-T-ELLE ÉVOLUÉE ?

La réunion des banquiers centraux européens à Sintra la semaine dernière, perçue comme une version européenne du congrès annuel de Jackson Hole organisé par la Réserve fédérale américaine, a été axée sur la manière de composer avec une inflation toujours basse et des prix des actifs en hausse. Jusqu’à présent, la priorité et le mandat officiel de la BCE ont été de maintenir une inflation proche de, mais inférieure à 2 %. Cependant, la politique monétaire expansionniste menée ces dernières années n’a pas porté ses fruits à ce jour, l’inflation restant en deçà de l’objectif officiel. Cette politique a en revanche propulsé les prix des actifs financiers à des niveaux supérieurs à leur juste valeur.

Les banques centrales pourraient dorénavant souhaiter se détourner de l’inflation pour mettre en œuvre des mesures à caractère plus prudentiel afin de ralentir la hausse des prix des actifs et de prévenir la formation de bulles sur les actifs risqués. Cela les conduirait à adopter une posture plus restrictive en dépit d’une inflation inférieure aux cibles officielles. Cette évolution de leur fonction de réaction impliquerait qu’elles ne réduiraient leur politique de resserrement qu’en présence d’un risque accru de déflation.

Autre interprétation de ce tournant restrictif, la BCE souhaite conserver une longueur d’avance afin d’empêcher l’inflation de grimper à des niveaux indésirables dans une économie qui serait en surchauffe. Dans l’ensemble, ce thème suggère que les banques centrales réfléchissent à une possible évolution du cadre de leur politique monétaire, qui pourrait avoir des conséquences importantes pour les marchés.

ALLOCATION D’ACTIFS : L’IMMOBILIER AMÉRICAIN RECÈLE UN POTENTIEL DE HAUSSE

Les actions américaines nous paraissent plus surévaluées que leurs équivalentes européennes. Compte tenu d’une plus forte corrélation du marché boursier britannique avec son homologue américain, nous surpondérons les actions de la zone euro face à celles du Royaume-Uni. Cette position s’explique également par le fait que nos prévisions pour les actions britanniques sont nettement inférieures aux anticipations du consensus.

Il en va autrement pour l’immobilier : les valeurs européennes ont connu un net rebond depuis le début de l’année, alors que la performance du secteur américain a été plus terne (voir graphique). Nous surpondérons l’immobilier aux États-Unis afin de tirer parti de cette divergence, qui devrait selon nous s’inverser au cours des prochains mois, car ce segment bénéficie d’un accroissement de la demande et d’une offre limitée. Nous avons neutralisé le risque de taux (duration) en contrebalançant cette position par une sous-pondération des obligations d’État américaines.

Les marchés du haut rendement semblent surévalués. En particulier, nous estimons qu’ils ne se sont pas encore assez ajustés à la baisse récente des prix du pétrole et au risque d’une augmentation des taux de défaut dans le secteur de l’énergie aux États-Unis. Ce segment représente quelque 30 % des marchés des obligations à haut rendement.

Enfin, s’agissant des marchés émergents, nous considérons que les obligations libellées en dollars américains sont survalorisées par rapport à celles libellées en devises locales. Pour cette raison, nous surpondérons la dette en monnaie locale face à la dette en dollars américains. Cette position devrait nous permettre de bénéficier de gains de change, car plusieurs devises émergentes se situent à de faibles niveaux et sont susceptibles de s’apprécier.

 

Rédigé le 3 juillet 2017

 

20170703_graph_fre

Sur le même sujet :

BNP PARIBAS ASSET MANAGEMENT - Selection 1 1440x300
26 janvier 2018 4 min
Investment Insight, Synthèse hebdomadaire, Vues et tendances globales
BNP PARIBAS ASSET MANAGEMENT - Strategie Epargne 1400x300
13 décembre 2017 5 min
Commentaire de marché, Synthèse hebdomadaire, Vues et tendances globales
BNP PARIBAS ASSET MANAGEMENT - AC diversification 1440x300
30 novembre 2017 4 min
Commentaire de marché, Synthèse hebdomadaire, Vues et tendances globales