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Les décideurs réagissent à l’urgence croissante des questions de développement durable

ESG/SRI, Global views and trends

BNP Paribas Asset Management
 

Dans de nombreuses grandes économies, les stratégies gouvernementales mettent l’accent sur les « résultats pour l’économie réelle » à mesure que les décideurs formulent mieux leur vision d’une finance durable.  

  • Ces derniers sont de plus en plus soutenus par les investisseurs et encouragés (mais peut-être pas assez rapidement) par les régulateurs.
  • Les stratégies de financement durable prennent en compte non seulement les risques pour le système financier, mais également le rôle que celui-ci doit jouer dans le financement de l’économie réelle.

Les résultats pour l’économie réelle ont fait partie des cinq thèmes principaux de la première Conférence sur la politique de financement durable, organisée par l’organisme Principes pour l’Investissement Responsable (PRI) lors de son événement “PRI in Person” à Paris du 10 au 12 septembre et sponsorisée par BNP Paribas Asset Management.

La conférence de haut niveau, à laquelle ont assisté plus de 200 décideurs et investisseurs, a été la scène d’un discours d’introduction du commissaire de la SEC, Rob Jackson, ainsi que des interventions de hauts responsables du Trésor français, de l’Autorité britannique des services financiers, de la Direction générale des services financiers de l’UE et de plusieurs détenteurs d’actifs.

Résumant les thèmes abordés, Will Martindale, Directeur des politiques et de la recherche de PRI, a déclaré : « L’importance d’une politique de financement durable peut sembler évidente, mais cela n’a pas toujours été le cas. Le PRI a recensé plus de 730 politiques juridiques contraignantes et non contraignantes dans quelque 500 instruments politiques, dont 97 % ont été introduits depuis 2000. Cela signifie que les décideurs réagissent à l’urgence croissante des questions de développement durable. »

Des réformes politiques de fonds

  1. Martindale a signalé qu’après un début sporadique, de nombreuses stratégies nationales globales de financement durable étaient actuellement adoptées, par exemple en France, au Royaume-Uni, dans l’UE, au Canada et en Chine. Des travaux similaires sont également en cours en Allemagne, à Hong Kong, en Australie et ailleurs.

« Ces stratégies sont importantes, non seulement parce qu’elles prévoient des réformes de fond, mais également parce qu’elles exigent des décideurs qu’ils apportent des éclaircissements quant à la relation entre développement durable et finance, ce qui peut aider à passer outre l’idée erronée selon laquelle le développement durable est une question de niche et donner aux investisseurs une direction claire », a renchéri M. Martindale.

Renforcement du dialogue des investisseurs avec les décideurs

Autre point ressortant de la conférence : les investisseurs sont de plus en plus impliqués dans les politiques publiques. Au cours des trois dernières années, la proportion de signataires des PRI qui abordent des sujets liés au développement durable avec les décideurs est passée de 44 % sur 1 500 signataires à 61 % sur 2 500 signataires.

Les régulateurs jouent eux aussi un rôle de plus en plus influent en veillant à ce que l’accent soit suffisamment mis sur les questions techniques et la structure nécessaires à la mise en œuvre de stratégies de politique de financement durable. Cela étant dit, certains ont exprimé le sentiment que, même si les régulateurs s’intéressaient aux questions environnementales, sociales et de gouvernance (ESG), certains n’avançaient pas au rythme requis pour que la mise en œuvre des politiques puisse avoir des répercussions suffisantes face au changement climatique.

Du volontariat à l’obligation, des principes à la pratique

Lors de son discours de clôture, M. Martindale a déclaré : « Nous constatons que les gouvernements délaissent le principe “se conformer ou expliquer” en faveur du principe “se conformer et expliquer”, passent du volontariat à l’obligation et de principes de haut niveau à la mise en œuvre réglementaire. De plus en plus de régulateurs intègrent désormais explicitement le développement durable dans leur mandat. »

Une réflexion fondamentale sur le risque et les opportunités est nécessaire

Dans l’ensemble, les participants à la conférence ont convenu qu’il était urgent d’établir des politiques financières solides et viables qui permettraient de relever les défis auxquels le monde est confronté. M. Martindale a cité le plein accord de PRI avec les commentaires de l’un des délégués, le fondateur d’une société de gestion d’investissement basée aux États-Unis : « Nous manquons de temps et nous devons accélérer le rythme du changement. Nous devons passer d’un changement progressif à un changement radical, aller au-delà de l’analyse de rentabilité classique et revoir fondamentalement notre appréhension des risques et des opportunités. »


Cet article a été publié dans The Intelligence Report – 1 octobre 2019

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